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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:26

La loi bancaire de juillet 2012 stipule que les banques doivent, dans leur rapport annuel, donner des informations sur leur activité, pays par pays. Ces documents sont particulièrement instructifs: les banques françaises ont presque 600 filiales dans des pays considérés comme paradisiaques, au sens fiscal. En encore, na sont pas comptées les filiales sises dans certains états des USA (Dalaware), à la City de Londres et dans certaines zones du Portugal (Madère).

A lui seul, le Luxembourg compte près de 120 filiales de banques françaises. Pour 500.000 habitants, ce n'est pas mal!

Que BNP Paribas ou la Société Générale, sociétés "capitalistes" dont le principal moteur est le profit, utilisent ces méthodes, passons; mais que des sociétés à forme coopérative et mutualiste fassent du même, alors là, ça ne va plus du tout!

Aux dernières nouvelles le groupe Banques Populaires - Caisses d'Epargne comptait 91 filiales dans ces lieux, le groupe Crédit Agricole 133 et le groupe Crédit Mutuel 44. A noter pour ce dernier que plus de la moitié de ses filiales étrangères sont dans des paradis fiscaux.

On est loin des slogans "le bon sens près de chez vous" ou "la banque qui appartient à ses clients".

Nous sommes nombreux à être clients de ces banques, voire même sociétaires ou encore administrateurs de caisse locale ou régionale.

Alors, demandons des comptes: clients, écrivons aux Présidents des Caisses locales ou régionales pour leur demander si ces pratiques sont compatibles avec leur éthique affichée. Sociétaires, intervenons en Assemblée Générale a ce sujet et refusons nos suffrages aux candidats au C. A. qui refuseraient de se pencher sur la question. Administrateurs locaux, interrogeons les candidats à des instances supérieures, et proposons des résolutions pour faire cesser ces pratiques.

En s'y mettant tous, on peut faire bouger les lignes.

Bon courage

BL 15-12-2014

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:24

Ou dans le Rouergue, si vous êtes attaché aux provinces de l'ancien régime.

En ce mois d'août 2014, où l'automne est déjà bien installé, une escapade de trois jours sous des cieux plus cléments ne peut pas faire de mal. Mais la météo locale a cherché à se venger de notre infidélité et a tenté de nous suivre.

1er jour

Départ à l'aube et étape à St-Flour. Puisque l'on est en été, petit café en terrasse. Inutile toutefois de chercher à se protéger du soleil! Ensuite, par le chemin des écoliers, arrivée à Mur-de-Barrez et visite à son charmant et important marché où les producteurs locaux cherchent, et parviennent, à mettre à mal nos résolutions quant aux excès alimentaires. Ah, les farçoux aux herbes ou aux pommes! J'ai profité de la présence d'un rémouleur à l'ancienne pour faire aiguiser mon Laguiole.

La halte suivante mérite le voyage: Bez-Bedene et son promontoire rocheux qui surplombe la vallée du Lot. Comme il pleut (un peu), on se réfugie dans un café quelque peu désuet, tenu par de sympathiques anciens qui nous laissent déballer le pique-nique dans l'établissement. Inutile de préciser que le tarif des boissons n'a rien à voir avec celui pratiqué habituellement dans des lieux plus "civilisés".

Etape suivante à Le Fel, charmant village vigneron perché où les vignes en terrasse semblent avoir été plantées par des artistes tant les courbes des rangs se marient avec les pentes et les variations du terrain.

On redescend sur Entraygues-sur-Truyere (prononcer entrailles -entre les eaux-), confluent du Lot et de la Truyère. Calme et rives agréables.

Et ça continue par Estaing (et son château) puis Espalion où nous découvrons des édifices en pierre rouge mais aussi des maisons à colombages en bordure du Lot.

Enfin arrivée à Onet-le-Château dans la banlieue de Rodez pour découvrir notre chambre d'hôte. Accueil sympathique, locaux agréables, chambres confortables, petit déjeuner exceptionnel avec fouace et confitures locales, entre autres. Chaleureusement recommandé (www.lescabaniols.fr).

Repas du soir dans une zone commerciale périphérique de Rodez; mauvais rapport qualité.prix.

2ème jour

C'était le but principal du périple: le musée Soulages, ses collections permanentes et surtout l'expo temporaire (jusqu'au 5 octobre): "l'outrenoir". Exceptionnel et magique. Soulages fait surgir la lumière du noir. Je n'en dirai pas plus, allez y (www.musees.grand-rodez.com).

Après les nourritures spirituelles, les nourritures terrestres et repas à Belcastel au Restaurant du Vieux Pont. Exceptionnel. Il est titulaire d'un macaron au guide Michelin et le mérite bien (www.hotelbelcastel.com).

Pour la digestion, visite du château de Belcastel, perché en haut du village, et superbement restauré pat Fernand Pouillon (www.chateaubelcastel.com).

Retour vers Onet par des détours et en particulier la cave de Jean-Luc Matha, viticulteur à Bruejouls. Mr Matha est certainement un bon vigneron mais ce qui est évident, c'est qu'il est un acteur remarquable et que son bagout incite à la consommation ... Après avoir goûté un certain nombre de cuvées de Marcillac, il a bien fallu choisir! (www.matha-vigneron.fr).

Pause à Marcillac ou un "café-brocante" nous accueille.

La cascade de Salles-la-Source est une démonstration naturelle que le causse et ses particularités géologiques sont des réservoirs "inépuisables" en eau.

Le soir, diète et visite nocturne de Rodez.

3ème jour (et dernier)

Bien entendu, on commence par le marché de Rodez où l'abondance de cochonnailles toutes plus tentantes les unes que les autres nous fait dire qu'ici, c'est la St-Cholestérol tous les jours. Comme nous sommes prévoyants, il y a une glacière dans le coffre ...

Visite ensuite du musée Fenaille qui retrace, dans un parcours très bien conçu, l'histoire de la région depuis la préhistoire.

Visite de la cathédrale et des ruelles autour de l'évêché, où on trouve la maison des Compagnons.

Evidemment, passage chez Cubik, 13 place du Bourg, magasin spécialisé dans la Bande Dessinée (à consommer sans modération).

Repas dans un sympathique brasserie (Brasserie des Jacobins)

Et c'est la route du retour. Arrêt à Laguiole pour faire le plein de fromage local et d'aligot à la laiterie coopérative. Petit tour dans une coutellerie (celle devant laquelle trône une statue monumentale due à Jean Chauchard) mais les prix de vente paraissent un peu trop "touristiques".

Traversée de l'Aubrac par Ste-Urcize et Nasbinals jusqu'à l'autoroute à Aumont-Aubrac. Mauvaise surprise: Les Parisiens, Chtis, Belges et autres remontent. Quitté l'autoroute avant Lempdes-sur-Allagnon pour terminer peinards.

600 km quand même, mais c'est un périple chaleureusement (si l'on peut dire ...) recommandé.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 09:17

Les choses de la vie font que vous devez vous déplacer en fauteuil roulant mais vous voulez un tant soit peu mener une vie normale. Comme nombre d'Auvergnats, vous voulez découvrir le Carré Jaude 2 et ses boutiques.

Aïe, aïe, aïe! Vous arrivez par l'Avenue Julien: impossible d'ouvrir les portes sans une aide extérieure, alors vous faites le tour mais c'est la même chose à toutes les entrées, aucune porte à ouverture automatique (sauf à l'hôtel luxueux, bien entendu).

Vous êtes une maman, ou un papa, et vous décidez d'aller faire quelques emplettes dans ce même endroit. Vous installez votre petit dernier dans sa poussette et, là aussi, vous vous heurtez à la même difficulté: si personne n'est là pour vous ouvrir la porte, vous restez dehors.

Sans même connaître les difficultés de déplacement ci-dessus, si vous êtes un tant soit peu fluet ou chétif, l'ouverture d'une des portes va représenter un exercice de musculation pas nécessairement souhaité.

Question: Cette situation va t'elle perdurer?

Question subsidiaire: Quel est le nom du "responsable" qui a signé le permis de construire?

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 10:27

Mardi 10 juin 2014 il fait très chaud à Cournon 35° sous abri.

Nous accueillons un couple de la région PACA. En fin d’après midi nous décidons de monter au sommet du Puy de Dôme afin de trouver un peu de fraicheur.

Nous arrivons sur le parking vers 17 h 00, peu d’affluence. Nous allons découvrir le « Panoramic » des Dômes. Une fois dans le hall d’accueil un sentiment d’inhospitalité nous envahit. Une seule personne au guichet qui ne salue pas, qui ne lève pas le nez de son clavier d’ordinateur, quelques photos sur les murs, rien d’enthousiasment, un manque d’humanité.

Nous montons dans le « Panoramic » et arrivons vers 18 h 00 au sommet, un panneau manuscrit indique dernier retour à 19 h 20.

Nous prenons le temps de faire le tour du sommet du Puy de Dôme et trouvons la fraicheur.

Vers 19 h 00 nous revenons au centre accueil, nous constatons que tout l’ensemble : restaurant, bar, magasin souvenir, espace exposition et accueil ………….est fermé !!!!!

A 19 h 20 le « Panoramic » retour est là, le même employé qu’à l’aller poinçonne les tickets, fait le tour des halls et ferme les portes, accroche la plateforme ravitaillement pour le lendemain, et enfin prend place dans la cabine de pilotage.

Arrivés dans le hall d’accueil Bas tout est fermé un désert !!!! Plus de cartes postales, plus d’accueil, rien……… !!!!!

Le même employé referme les portes derrière nous.

Avant de prétendre obtenir le label UNESCO, de gros progrès au niveau accueil et dynamisme sont à mettre en place, à l’heure actuelle nous sommes loin de mériter une telle reconnaissance.

PS Au dessus de Naples existe un volcan « Le Vésuve » qui est un bel exemple d’accueil touristique

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 11:28

La SFIO, lorsqu'elle disparut du paysage politique Français, était devenue un parti de notables et d'élus locaux, sans militants et sans idées. En 1962, elle avait perdu 80% de ses adhérents en 15 ans et obtenu moins de 13% des voix aux élections législatives. Sa politique se différenciait peu de celle de la droite et son principal dirigeant, Guy Mollet, avait une cote de popularité au plancher.

On dit que l'Histoire ne se répète pas. Certes, mais il y a des ressemblances frappantes!

En 1969, la SFIO s'est dissoute et fusionna avec divers organismes pour former la Parti Socialiste.

Qu'attendent les dirigeants actuels pour dissoudre le PS et provoquer un large débat démocratique avec les citoyens, du centre gauche jusqu'à la gauche de la gauche, sans tabous, pour créer un mouvement que ferait renaître l'Espoir?

C'est vrai que c'est difficile. Au PS, le plan de carrière a remplacé le militantisme. Le débat d'idées est inexistant à la base et on ne demande aux adhérents que de suivre un "chef de courant" dont le principal souci est de se positionner par rapport à ses rivaux.

Et bien, justement, c'est parce que c'est difficile qu'il faut le faire, et vite!

BL 31-05-2014

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:11

Lorsque Manuel Valls a présenté son discours de politique générale, j'ai senti comme un souffle nouveau: une référence forte aux Valeurs de la République, un volontarisme qui détonnait d'avec les pratiques en cours, bref, le message d'un gagneur qui veut entraîner les citoyens vers la victoire. De plus, évoquant le très récent vote des Français, il a précisé: "j'ai entendu leur voix, j'ai aussi entendu leur silence". Même si on peut ne pas être d'accord avec toutes les mesures proposées, on peut apprécier l'orientation et le ton du propos.

Mais, deux jours plus tard, à mon petit déjeuner, j'ouvre le journal et, là, ma tasse de café m'échappe des mains et la tartine de confiture va s'étaler au sol. Sur le coup, j'ai d'abord pensé être mal réveillé et je me suis essuyé les yeux, j'ai cru ensuite être dans un cauchemar et me suis pincé. Mais non, c'était vrai, le secrétaire d'Etat en charge des affaires européennes s'appelait bien Harlem Désir.

Dans une entreprise de la "vrai vie", quand un dirigeant de haut niveau échoue lamentablement, on le vire ou, au mieux, on le placardise. Mais au sommet de notre Etat, rien de tout cela: un échec entraîne une promotion! Quel beau message adressé aux électeurs et aux abstentionnistes!

De deux choses l'une: soit nos dirigeants font passer le copinage avant la compétence, et c'est grave, soit ils méprisent la construction Européenne et estiment que cette dernière ne mérite qu'un secrétaire d'Etat qui vient de mener ses troupes à une écrasante défaite. Et c'est encore plus grave.

Cerise sur le gâteau, le premier ministre se retranche derrière une soi-disant compétence européenne du loser précité. Une rapide enquête lui aurait permis de constater que son protégé, député au parlement Européen, est classé 752ème sur 766 pour l'assiduité lors des votes et 65ème sur 74 députés Français pour son activité au parlement de Strasbourg; (source: La Montagne du 11-4-2014). Ce n'était pas une mauvaise idée de choisir pour ce poste en député Européen mais il semble qu'il y ait une erreur de casting.

Manuel VALLS souhaite, à juste titre, infléchir la politique actuelle d'austérité en Europe. Il a même pointé du doigt la Banque Centrale Européenne qui "mène une politique moins expansionniste que ses consoeurs Américaine, Anglaise et Japonaise". J'imagine les sourires ravis des partisans de l'austérité, des princes de la finance et des rois de l'optimisation fiscale quand ils ont découvert qui serait leur adversaire!

Et savez vous qui devrait le remplacer à la tête du PS? Mr CAMBADELIS, condamné par la justice en 2000 pour avoir bénéficié d'un emploi fictif et re-condamné en en 2006 pour recel d'abus de confiance. Pour ce qui est de la moralisation de la vie publique, circulez, y a rien à voir.

Je commençais à être sérieusement désabusé par la tournure que prend la vie politique mais là, j'avoue que je suis écoeuré. Copinage et grenouillage sont devenus les deux mamelles de la vie politique Française, à gauche, à droite et au delà.

J'avais envisagé de réduire en menu morceaux ma carte d'électeur et de l'envoyer à Mr le Président de la République. Mais, par respect pour nos Anciens qui se sont battus pour obtenir le droit de vote, j'y ai renoncé. Par contre, il est bien évident que je ne voterai plus pour une liste ou un candidat du PS, ni aux Européennes, ni aus Régionale, ni au delà.

Raz le bol, point trop n'en faut !

le 11/04/2014

Bernard LEFEBVRE, Citoyen

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:05

Cette recette est largement inspirée de "risi in cavroman", relevée dans l'excellent livre "La cucina della mamma" paru chez First-Editiions.

Pour 8 personnes:

1,6 kg d'épaule d'agneau coupée en dés d'environ 1 cm.

4 carottes et 4 branches de céleri taillées en petits dés.

2 oignons finement coupés

1 bouquet de sauge

1 boite de chair de tomates (ou tomates pelées)

sel, poivre, cannelle, clous de girofle, basilic, origan, etc.

du bouillon de boeuf

du riz pour risotto

La veille du repas:

Utiliser une cocotte et faire revenir dans de l'huile (ou du beurre) l'oignon, les carottes, le céleri, les feuilles de sauge puis la tomate. Remuez en permanence. Ajouter ensuite l'agneau et les épices, saler et poivrer et faire mijoter environ 30 mn. Pour éviter d'attacher, remuer et ajouter du bouillon.

Le jour du repas

Précuire le riz (la moitié du temps de cuisson requis). Réchauffer lentement le plat préparé la veille et, quant il est très chaud, y ajouter le riz. Bien remuer et ajouter du bouillon si nécessaire.

Quand le riz est au point de cuisson désiré (bien cuit ou al dente selon votre goût), servir bien chaud en amenant directement la cocotte sur la table.

NB: Adaptez la quantité d'épices et fonction des goûts de vos convives.

NB bis: on peut tout faire le même jour mais la préparation est assez longue, en particulier la découpe de l'épaule.

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 09:27

Les forfaits sont réévalués chaque année en fonction de l'inflation. Voici les barèmes 2014:

Personne seule

Forfait de base: 538 €

Forfait dépenses d'habitation: 104 €

Seuil plafond pour le chauffage: 69 €

Personne supplémentaire:

Forfait de base: 190 €

Forfait dépenses d'habitation: 36 €

Seuil plafond pour le chauffage: 24 €

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:58

Un couple de retraités auvergnats décide, en cette période pré-festive de décembre, de passer une journée à Paris. Prévoyants, ils ont pris leur billet longtemps à l'avance.

Le jour dit, miracle, le train est bien à quai puis part et arrive à l'heure prévue. Et il arrive où: à la gare de Paris-Bercy! Il n'y a pas d'accès au métro dans la gare, il faut donc sortir. Heureusement, ce jour là, ni pluie, ni neige, ni vent glacial pour perturber le voyageur encombré de bagages. Le premier accès au métro est assez proche mais un panneau indique qu'il est réservé aux porteurs du pass navigo; c'est quoi, ça? Enfin, un peu plus loin, un accès accessible aux ploucs de province.

La journée se passe admirablement: Musée d'Orsay, grands magasins, Champs Elysées. Mais les pieds commençant à chauffer et le reste du corps à se refroidir à la tombée du soir, nos touristes décident d'arriver tôt à la gare afin de se détendre devant un chocolat chaud.

Bercy a beau être à proximité de la gare d'Austerlitz, c'est plutôt Waterloo. Bercy, morne plaine. Pas de "Café de la Gare". Deux kiosques vendent en-cas et boissons mais l'un d'eux est fermé, ce qui entraîne mécaniquement la création d'une longue queue chez son confrère. Pas démontés pour si peu, nos Auvergnats décident d'utiliser le distributeur automatique de boissons et de s'asseoir dans la salle d'attente. Mais, encore une déception, il ne subsiste aucune place assise! Pour ne pas rester debout appuyés à un mur ou assis par terre, il ne reste plus à nos voyageurs, passablement irrités, qu'à rejoindre leurs places dans le train dès que ce dernier est à quai, une demi-heure avant le départ.

L'Auvergne cherche, à juste titre, à attirer des entreprises de pointe, des cadres de haut niveau, des étudiants motivés, des jeunes dynamiques, etc. Et quel est le premier contact de ces derniers avec ce qui devrait être une vitrine de la région: une gare dont aucun maire de sous-préfecture ne voudrait dans sa commune. Le candidat à l'installation dans notre région ne peut alors qu'être renforcé dans l'image que certains donnent de l'Auvergnat: étroit d'esprit, rétrograde et radin; tout le contraire de la modernité. Et pourtant, là, l'Auvergnat n'y est pour rien.

Monsieur Pepy préfère certainement, avec le TGV sud-est, choyer le bobo parisien qui peut ainsi rejoindre aisément le week-end sa maison dans le Lubéron ou son voilier amarré à St-Raphaël.

Certains de nos responsables politiques locaux se sont remués pour obtenir un TGV, avec le résultat que l'on connaît... Il aurait peut être mieux valu exiger l'amélioration de la liaison existante et l'arrivée gare de Lyon (ou Auterlitz, pour le côté symbolique).

Gageons que si les Combrailles, le Livradois ou le Sancy devenaient à la mode dans les cercles politico-médiatico-artistiques parisiens, les choses changeraient. Pensez vous que ces VIP accepteraient de poser leurs mocassins sur les quais d'une gare indigne de la haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes?

En attendant, les ploucs auvergnats ne vont quand même pas être contraints d'atteler leurs chars à boeufs et de prendre leurs faux et leurs fourches pour monter à Paris exiger un minimum de respect, nom de dieu!

13-12-2013 Bernard Lefebvre

PS (post scriptum ...): Ce billet d'humeur n'est pas protégé par des droits d'auteur. Il peut donc être diffusé librement.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 14:17

Je conseille la lecture de ce livre à mes amies et amis débiteurs, endettés et surendettés, il leur montrera qu'un autre monde est possible (et souhaitable!).

Plutôt que de pondre un résumé, je recopie la dernière de couverture:

"Un livre qui, en remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre que le système de crédit, apparu dès les premières sociétés agraires, précède de loin l'invention des pièces de monnaie. Quant au troc, il n'a été qu'un pis-aller et ne s'est réellement développé que dans des situations particulières ou de crise. La dette a donc toujours structuré nos économies, nos rapports sociaux et jusqu'à nos représentations du monde.

David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'antiquité (des mots comme "culpabilité", "pardon" ou "rédemption") est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Or il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal, jusqu'à l'idée que nous nous faisons de la liberté. Sans en avoir conscience, nous livrons toujours ces combats.

Selon l'auteur, l'endettement est une conception sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l'esclavage, aujourd'hui les emprunteurs pauvres -qu'il s'agisse de particuliers de pays riches ou d'Etats du tiers-monde- sont enchaînés aux systèmes de crédit. L'histoire montre, explique Graeber, que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, est de les recadrer en termes de dettes -cela crée aussitôt l'illusion que c'est la victime qui commet un méfait. Trop d'économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d'optique, selon laquelle l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers.

Ils oublient aussi une leçon déjà connue de la civilisation mésopotamienne: si l'on veut éviter l'explosion sociale, il faut savoir "effacer les tablettes"."

Dette, 5000 ans d'histoire, de David Graeber, éditions LLL les liens qui libèrent, 29.90 euros chez votre libraire (si possible non virtuel).

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