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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 18:14

sans commentaires No grandi navi ou, si vous préférez, ras le bol des bateaux de croisière à Venise !

Imaginez le spectacle : vous flanez sur la Piazetta, vous méditez près de la Dogana ou vous vous promenez tranquillement Riva Degli Schiavoni et, tout à coup, qu'est-ce qui apparaît par le canal de la Giudecca : un mastodonte de 60 mètres de haut qui ressemble moins à un bateau qu'à une barre HLM des années 60 ! 

Marco Polo, réveille-toi, ils sont devenus fous !

Mais la laideur n'est pas tout, l'invasion de la lagune par ces monstres (650 par an) présente d'autres dangers bien plus graves: 

 - Le risque de pollution. Que deviendrait la lagune à l'écosystème si fragile, si le carburant venait à se jeter à l'eau à la suite d'une avarie ou d'un accident ? Que deviendraient les canaux qui font le charme de Venise ? Et qu'arriverait-il si l'aqua alta entraînait cette marée noire dans les ruelles, sur les campi et sur la place Saint-Marc. Je n'ose l'imaginer.

- Le risque d'accident. Si, si, ça arrive ! et c'est même survenu récemment près des côtes italiennes ; un navire de 60 mètres de haut se couchant contre le Palais des Doges ou percutant le pont de l'Arsenal, ce devrait faire un spectacle extraordinaire.

- Le type de tourisme que ces pratiques induisent. Les escales représentent 1 600 000 personnes par an à Venise. Ces "visiteurs" vont, au mieux, y passer quelques heures et nombre d'entre eux ne descendront même pas de leur immeuble flottant.

Et que vont faire ceux qui descendent : ils vont s'agglutiner aux mêmes endroits, autour de Saint-Marc et risquent fort de repartir déçus car, à part les pigeons et une foule compacte, ils n'auront pas vu grand chose.

Ils repartiront chez eux avec un souvenir made in China et n'imagineront même pas qu'il y a à Venise des artisans remarquables.

Nous allons vers une "Disneylandisation" de la Sérénissime, elle qui a traversé des siècles pas toujours faciles, avec les épidémies, les guerres et même Napoléon et qui, jusque là, n'avait pas perdu son âme.

Pour celles et ceux qui partagent mon indignation, il est encore temps de réagir.

C'est vrai, de loin et sans pouvoir, c'est difficile. On sait que des solutions existent sans mettre au chômage ceux qui vivent de ce tourisme : en particulier, déplacer la gare maritime et dévier les itinéraires des navires (voir Le Monde Magazine du 17/02/2012).

En attendant, informez-vous : il suffit de taper NO GRANDI NAVI sur Google pour avoir accès à la presse écrite italienne et à de nombreux sites.

Surtout, quand vous irez en croisière sur un grand navire, ne partez pas de Venise, n'y arrivez pas et n'y faites pas escale ! choisissez plutôt la Norvège ou les Caraïbes.

Dernière minute : le gouvernement italien vient de signer, le 1er mars 2012, un décret qui interdira l'accès au canal de la Giudecca et au bassin de Saint-Marc,... lorsqu'une voie de navigation alternative aura été mise sur pied !

Connaissant le pays, ce n'est pas demain la veille s'il n'y a pas une forte pression locale et internationale (l'UNESCO se serait saisie de la question).

Le 3 mars 2012

Bernard LEFEBVRE

 


 


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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 14:13

Depuis la mise en place de la loi Lagarde, le mode de calcul du "reste à vivre" par les commissions de surendettement est publié. On le trouve sur le site internet de la Banque de France et dans les locaux de cette institution.

Pour vous éviter de chercher, je résume, ci-dessous, le mode de calcul pour le département du Puy-de-Dôme.

Rappel : le "reste à vivre" est la somme minimale nécessaire pour vivre (ou survivre...). 

Il comprend, par mois :

- le loyer (hors charges),

- les impôts (impôt sur le revenu, taxe d'habitation, taxe foncière),

- frais de garde des personnes à charge (internat, par exemple),

- pensions alimentaires et prestations compensatoires versées,

- charges exceptionnelles justifiées,

- forfait dépenses courantes : 529 € + 187 € par personne supplémentaire,

- charges d'habitation (ne s'appliquent pas, bien entendu, aux personnes hébergées gratuitement) : 102 € + 36 € par personne supplémentaire,

- chauffage (même remarque que ci-dessus) : 66 € + 23 € par personne supplémentaire.

La somme déterminée par la commission pour rembourser les dettes et les crédits est égale aux ressources totales diminuées des charges ainsi définies.

Un exemple :

Soit un couple, Monsieur est ouvrier payé au SMIC, Madame est caissière à temps partiel.

Ressources : 1.600 € de salaires

Charges :

- loyer : 400 €

- impôts : 100 €

- forfait : 529 + 187 = 716 €

- charges d'habitation : 102 + 36 = 138 €

- chauffage : 66 + 23 = 89 €

Total des charges avant crédits : 1.443 €

Ce ménage a des crédits : 200 € mensuels pour la voiture, 100 € pour un prêt personnel et 50 € de crédit renouvelable.

On ne peut pas dire qu'ils ont abusé des crédits.

Pourtant, si on additionne le reste à vivre (1.443 €) et les crédits, on arrive à 1.793 € par mois. 

Cette somme étant supérieure aux ressources, ils sont bien surendettés bien qu'il n'y ait aucun retard dans le paiement des charges courantes et des mensualités de crédit.

La somme maximum que ce ménage pourrait consacrer aux échéances de crédits est de 157 € (c'est donc 1.600 - 1443) et la commission de surendettement va bâtir un plan en respectant ce plafond pour les aider à mieux s'en sortir.

Attention, ce plan ne peut pas dépasser 8 ans et, bien entendu, les deux conjoints seront inscrits au fichier FICP (ne pas confondre avec le fichier des interdits bancaires, qui n'a rien à voir).

A votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Bernard LEFEBVRE

Le 25 février 2012.

 

 


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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:55

La Commission Surendettement du Puy-de-Dôme vient de rendre son rapport annuel.

En 2011, le nombre de dépôts de dossiers est resté quasiment stable (1 996 dossiers au lieu de 1 980 en 2010) pour une hausse de 6,5 % au plan national. Il convient de noter que ce chiffre de 1996 dossiers compte un peu plus de 40% de "redépôts". Ces derniers sont intervenus soit à l'issue d'un moratoire, soit parce que l'évolution défavorable de la situatin financière du débiteur ne permettait plus de respecter le plan initial.

La question que l'on peut se poser est : est-ce que la procédure est vraiment efficace ?

Sur les plus de 500 plans amiables conclus auxquels il faut ajouter les mesures imposées et recommandées, combien tiendront 8 ans ? combien de familles devront se serrer la ceinture pendant ces 8 années et combien risquent d'éclater ?

La loi prévoit des mesures radicales pour régler le problème : la procédure de rétablissement personnel qui entraîne un effacement de toutes des dettes après, bien entendu, liquidation des biens vendables quand il y en a...

En la matière, on peut constater que le Puy-de-Dôme est à la traîne : 29,8 % des dossiers recevables ont été orientés en PRP contre 34,8 % au plan national.

Il faut reconnaître qu'un gros effort a été effectué en 2011 : 450 PRP contre 286 en 2010. Ce chiffre aurait pu être plus élevé sans la réticence de certains tribunaux qui ont bien du mal à admettre qu'on puisse ne pas payer ses dettes. Et pourtant...

Comme certains Etats, nombre de débiteurs ne sont plus en mesure de faire face à leur endettement, leurs ressources étant au mieux stagnantes, leurs charges fixes (loyer, chauffage, etc...) en hausse sensible et leurs perspectives d'avenir fort incertaines.

90 % des dossiers de surendettement comportent des crédits à la consommation (dont des crédits renouvelables aux taux d'intérêt vertigineux) et 70 % des dettes de charges courantes.

Quand on n'y arrive plus, pourquoi ne pas repartir à zéro. C'était l'esprit de la loi Borloo qui avait créé la PRP, outil de la 2e chance.

L'idéologie dominante veut que, dans nos sociétés, le prêteur ait raison face à l'emprunteur. Mais si la situation perdure, attention !

Dans le hors-série d'Alternatives Economiques de décembre 2011, David GRAEBER nous rappelle quelques éléments de l'histoire du crédit et je vous invite à lire cet article.

"Nous vivons quelque chose qui ressemble exactement à ce dont les Anciens avaient le plus peur : une population de débiteurs patinant au bord du désastre".

Dans l'histoire, les effacements de dettes étaient pratiqués surtout pour éviter la révolte des débiteurs : "effacement des tablettes" en Mésopotamie, jubilés bibliques, lutte contre l'usure médiévale, etc... sans compter les annulations de dettes de certains états.

Mais nous sommes actuellement dans une société où le fort - le riche qui détient l'argent - est mieux protégé que le faible - le pauvre qui doit emprunter pour vivre -.

Pourquoi le pauvre devrait-il se saigner aux 4 veines pour payer des taux d'intérêt de 20 % ? sur quelles bases économiques ? selon quelle morale ?

Quels risques prend le prêteur ?

La marge entre le taux auquel il se finance et celui où il prête lui permet dans la durée d'amortir largement une éventuelle "casse".

Le problème de l'éventuel effacement des dettes privées ou publiques n'est pas que juridique (respect du droit des contrats), c'est aussi un problème social (attention aux révoltes), un problème moral (pourquoi les forts imposent-ils leur loi aux plus faibles ?).

C'est aussi une question philosophique : qu'est-ce que l'argent ?, sociétale : les inégalités sont-elles compatibles avec la démocratie?

C'est donc une question Politique.

Nous vivons dans une société de rentiers : l'épargnant est plus protégé (y compris par la fiscalité) que celui dont les revenus lui permettent juste de vivre. C'est une société de "vieux" qui ne peut que se scléroser.

"Effacer la dette", c'est choisir d'aider les plus faibles à repartir d'un meilleur pied au prix d'une légère baisse de la richesse de certains, en particulier les actionnaires des banques. Je ne me fais pas de soucis pour ces derniers, ils survivront !

C'est un sujet plus important qu'il n'y paraît pour l'avenir de nos sociétés qui mérite des réponses autres de "ya ka, faukon".

Le débat est ouvert et j'attends vos réactions.

Le 11 février 2012

Bernard LEFEBVRE.


 


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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 14:28

Je ne vais pas vous faire une description de la Ca d'Oro, ni son historique; vous trouverez tout cela dans les bons guides sur Venise et sur le site Venise1.com, mais je souhaite partager quelques photos.

Pour les voir, cliquez sur le lien  Ca d'Oro Ca d'Oro

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 18:07

Samedi 14 janvier -

Arrivée à Marco Polo à 10 h 30, bateau à 11 h 15. Soleil resplendissant et légère brume sur la lagune. Ouah !!!

Tous comptes faits (bus + ticket de vaporetto à l'unité), le bateau n'est guère plus cher et a un charme plus vénitien. Par contre, le trajet en bateau-taxi est passé de 100 à 110 € depuis juin 2011.

Arrivée à San Marco à 12 h 50. Grand soleil, mais température proche de 0°.

Hôtel Firenze facile à trouver, sympathique, propre, accueil en français.

Promenade Riva degli sciavoni pour aller voir les lions de l'Arsenal. Puis, avenue Garibaldi pour un petit casse-croûte dans un bar bien sympa.

Balade dans le quartier populaire proche. A voir, dont un charmant petit parc. Après direction San Pietro, toujours aussi bien, vu quelques chats bien dodus.

Promenade et détours dans les petites rues, passés au Sotoportego Zurline où il faut mieux se baisser. A noter que vers Garibaldi, on peut voir des vénitiens qui se promènent et se dorent au soleil malgré le froid. On a même vu une jeune maman qui allaitait son bébé en marchant. 

Par contre, sur le bassin de Saint-Marc, le scandale continue et un monstrueux bateau de croisière défigurait le paysage.

Toujours beaucoup de vendeurs à la sauvette.

Pas mal de restaurants et de boutiques fermés pour congés.

A noter que les ponts de Riva degli Schiavoni sont équipés de rampes pour poussettes et fauteuils roulants (et pour mes pauvres genoux !). Bravo.

Le pont des Soupirs est débâché, par contre George Clooney trône sur la façace de la librairie Marciana, montre Omega au poignet (il faut bien que quelqu'un paie les travaux !).

L'eau du bassin de Saint-Marc est très bleue, un peu de brume au loin qui renforce la beauté du site sous le soleil couchant.

 

Dimanche 15 janvier -

Brr, la température extérieure est sous le 0, mais il y a peu de vent.

La journée commence par la traditionnelle visite au palais Contarini del Bovolo dont la restauration est toujours en cours. L'escalier est bien visible de l'extérieur d'autant qu'il n'y a pas beaucoup de touristes pour gêner la vue. On ne se lasse pas d'admirer cet escalier à vis.

Ensuite, par le campo Manin (beurk pour la Caisse d'Epargne !), petite promenade glacée pour revoir la plaque en l'honneur d'Elena Cornaro Piscopia.

Comme le soleil est plus présent de l'autre côté du grand canal, direction le Rialto presque désert, puis la galerie décorée de fresques au plafond dont certaines ont un caractère ésotérique.

Petit tour sur le marché quasi vide de marchands (seuls 2 courageux !), vu la maison du Procureur et son escalier, puis petit café dans un bar tenu par des asiatiques très mercantiles.

Retour sur l'autre rive et visite de l'église San Apostoli, remarquable tableau de Tiepolo, la communion de Ste-Lucie, bien mis en valeur.

Petit casse-croûte correct et bon marché dans le quartier dans un bar où était exposée une belle collection de mignonettes.

A la Ca d'Oro, jardin fermé pour travaux de même que certaines salles, il n'y a plus de librairie. Superbes tableaux du XVIIe siècle, peu de monde.

Visite à la casa de Corto Maltese, pas un chat, mais une réceptionniste-guide fort sympathique qui malheureusement ne parlait qu'italien. On a quand même réussi à se comprendre !

Retour à San Marco pour chercher les 2 lumières rouges allumées en permanence sur la basilique, ainsi que la marque de l'axe de la façade sur la place Saint-Marc.

San Giorgio Majore, la Punta de la Dogana et Santa Maria de la Salute sont illuminées. C'est magique et pas encore dans la brume.

 

Lundi 16 janvier -

Départ vers Dorsoduro et San Polo. Arrêt à San Maurizio pour visiter l'exposition d'instruments de musique anciens sur musique d'ambiance de Vivaldi.

Visite imprévue au palais Franchetti : superbe escalier avec des muses en bas-relief, belles peintures aux plafonds et vue imprenable sur le jardin à la pelouse bien entretenue et le pont de l'Accademia. Le palais abrite une exposition de photos japonaises.

Traversée du pont, quasiment désert pour rejoindre Dorsoduro.

Passés par campo San Barnaba, là où Katharine Hepburn est tombée à l'eau dans le film "Vacances à Venise".

Visite de l'extérieur de l'église des Carmini pour en voir les détails.

Passés ensuite par la Fondamenta Briati où il faut voir, face au palazzo Zanobio (sur lequel figure une inscription en arménien), une statue de lion sur un socle fait d'éléments de colonne grecque. Elle est dans une cour ouverte au public.

Bien entendu, dans ce quartier, il est obligatoire de visiter les Frari, église-musée (très froide aujourd'hui) sans égale où se trouvent, entre autres, les tombeaux du Titien, Canova et Monteverdi. Pour ce dernier, certainement le plus modeste, il s'agit d'une simple dalle. 

Prendre son temps devant l'Assomption et la Vierge de Ca Pesaro du Titien.

On continue vers San Polo où là aussi il y a des détails qui échappent aux touristes pressés.

Petit détour vers le palais Abrizzi, pas pour lui-même, mais pour le ponte delle Tette à proximité (pas évident à trouver).

On continue vers le Rialto par quelques détours, puis retour à San Marco en essayant des itinéraires pas trop encombrés et en saluant Elena Cornaro et le Bovolo.

A noter que le Harry's Bar est fermé pour travaux. 

 

Mardi 17 janvier -

Surprise : il fait - 6° et comme je souhaitais voir de la brume à Venise, il y a un tel brouillard que de la Piazetta on ne voit ni San Giorgio, ni la Dogana, ni la Salute. Qu'à cela ne tienne, banzaï quand même.

On débute la journée par une visite de la basilique Saint-Marc, aucune queue, très peu de monde, tout le temps pour admirer la mosaïque du sol dont 2 magnifiques paons, le dodécaèdre et autres curiosités.

Ensuite, départ pour le casino Venier, siège de l'Alliance Française, pas évident à trouver (San Marco 4939). Accueil très sympathique par une étudiante française (Sciences Po - Toulouse) en stage pour un an à Venise.

Petit bâtiment charmant, mais façade et balcon délabrés (ne pas manquer le judas au sol).

Puis promenade dans Castello (Brunetti n'était pas à la Questure) et visite à la maison des chats de San Lorenzo. Une niche était occupée par un beau chat noir.

Vu quelques détails caractéristiques de ce quartier, repassé devant l'Arsenal et repas au fond de la via Garibaldi à la Trattoria A la Rampa. Pas de touristes, des habitués, cuisine familiale et ambiance chaleureuse (merci à Venise1.com de l'avoir conseillée).

Il fait toujours aussi froid et départ pour San Francesco della Vigna pour voir les deux cloîtres et des oeuvres de Bellini et Véronèse.

Direction Zanipolo et arrêt à la Librairie Française où les clients ne se bousculent malheureusement pas.

Revisite de Zanipolo et arrêt prolongé devant l'Adoration des Bergers (celui du mur, pas du plafond) de Véronèse.

Au retour, arrêt traditionnel à la librairie de la Calle Lunga Santa Maria Formosa où des livres anciens, neufs, des BD, des cartes, etc, sont entassés dans des gondoles. L'issue de secours donne directement sur un canal. Le chat qui gardait les livres est bien dodu.

Sur la place Santa Maria Formosa, vu l'immeuble où a habité Hugo Pratt.

C'est tout pour aujourd'hui et c'est déjà beaucoup avec le temps qu'il fait.

 

Mercredi 18 janvier -

Toujours autant de brouillard et toujours aussi froid.

On commence la journée par le petit tour rituel au bord du Grand Canal près de San Marco. La riva degli Schiavoni dans la brume, c'est superbe !

Traversé la place Saint-Marc, très peu de monde hormis 2 ou 3 groupes de touristes asiatiques.

En route pour Dorsoduro. Sur le pont San Maurizio, ne pas oublier de jeter un oeil à droite pour voir le canal passer sous l'église San Stephano.

Nouveau petit tour dans le palais Franchetti avant de passer le pont de l'Accademia. Brume sur le Grand Canal à droite comme à gauche, je vous laisse imaginer.

Traversé la cour de Peggy Guggenheim. Petit salut à la ca Dario (palais maudit), toujours en travaux.

Visite à l'atelier de fabrication de rames et forcole de Severio Pastor, toujours accueillant et qui a donné des conseils pour entretenir la mini- forcole qui trône dans mon salon à Clermont.

Passé par la fin des Zattere pour arriver à la Punta della Dogana.

Ayons une pensée pour le vigile qui garde la statue par un temps pareil.

Très choqués par le fait que les indications pour entrer au musée Pinault ne soient écrites qu'en italien et en anglais. Notre mécène national aurait-il oublié sa langue maternelle ?

Visite habituelle de Santa Maria de la Salute à l'architecture si particulière, quelques tableaux à voir (Giordano et Le Titien) et des mosaïques.

Petit repas dans un sympathique bar local qui semble surtout fréquenté par des habitués.

Retour par le pont de l'Accademia vers San Marco pour chercher quelques détails dont le haut-relief de la "vieille au mortier" et la fresque du jeu de dés.

Retour vers le quartier du Rialto pour trouver, après le palais Widman, la rue la plus étroite de venise (calle Varisco), 50 cm de large : on ne passe pas avec un sac. Déconseillée aux piliers de l'ASM.

Repassé devant la casa di Corto Maltese (fermée), puis un tour vers Zani Polo pour chercher la corte Botera, difficile à trouver, il faut passer une grille et descendre un escalier pour la trouver. Vaut vraiment le détour !

Pour y arriver à partir du campo Zani Polo, prendre la corte Veniera et au bout tourner à gauche, au fond prendre l'escalier et pousser la grille.

Passé, bien sûr, par la librairie de la calle Lunga Santa Maria Formosa et retour vers San Marco.

Le temps est froid, mais les pieds commencent à chauffer. 

A noter : je suis très déçu par la carte IGN de Venise. Certes, pratiquement toutes les rues y sont, mais il manque beaucoup de noms.

La librairie citée plus haut en affiche une dans sa cour qui semble exhaustive, ce qui a permis de trouver la corte Botera. C'est bien beau d'avoir le tracé des rues, mais à quoi cela sert-il si leur nom n'y figure pas.

Par contre, sont très utiles : 

- Venise insolite et secrète (éditions Jonglez)

- Cartoville Venise (Gallimard)

- Circuits insolites dans les quartiers de Venise (venise1.com)

- les conseils et forums de venise1.com.

 

Jeudi 19 janvier -

Retour, no comment...

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:03

Conte initiatique à lire et à faire lire aux enfants (et aux plus grands).

C'est l'histoire d'un goéland bien singulier puisqu'il vole, non pas pour aller chercher sa pitance sur les bâteaux des pêcheurs, mais pour le plaisir de voler, toujours plus haut, toujours plus vite, en allant chercher au fond de lui même les capacités pour réussir.

Bien entendu, cette attitude ne plait ni à ses parents, ni à ses congénaires qui lui reprochent fortement de ne pas respecter les traditions et les dogmes.

Mais il veut rester libre et est chassé du clan. Il poursuit alors seul sa quête et trouve des amis qui, comme lui, veulent vivre en goélands libres.

Il rencontrera un Maître (pas un gourou!) qui l'appuiera dans se recherche et lui transmettra son savoir. Plus tard, c'est Jonathan lui même qui aura des élèves et la chaîne de transmission du savoir et du goût de la liberté ne sera pas interrompue.

Petit livre à lire dans toutes les écoles!

Le message de l'auteur pourait être "Exigez la Liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être".

Un beau cadeau pour nos enfants et petits-enfants.

 

Un livre de Richard BACH, Collection j'Ai Lu.

 

23/12/2011 Bernard Lefebvre

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:42

Je viens de lire une information selon laquelle le réforme du cacul de la quotité saisissable du salaire (loi n°2011-1862) aurait une incidence sur le calcul du "reste à vivre" dans les dossiers de surendettement.

Cette analyse me parait erronée et semble méconnaitre les modalités de traitement des situations de surendettement des particuliers.

L'article L332-1 du code de la consommation précise bien qu'il existe deux méthodes pour calculer le "reste à vivre" et ma somme disponible pour règler l'endettement (capacité de remboursement).

1- réference à la quotité saisissable telle que définie par les articles L3252-2 et L3252-3 du code du travail. Cette quotité est certes impactée par la récente modification législative mais prend en compte les personnes à charge dans son calcul.

2- réference à la différence entre ressources et charges pour calculer le "reste à vivre", en précisant bien que ce dernier ne peut être inférieur au "montant mentionné à l'article L262-2 du code de l'action sociale et des familles", c'est à dire au RSA pondéré du nombre de personnes à charge. Cet article L332-1 précise également certaines charges qui doivent être prises en compte par le règlement intérieur de chaque commission. Tout celà est par ailleurs précisé par une circulaire interministérielle signée Ken et Barbie (pardon, je voulais dire F. Baroin et V. Pécresse ...). Ces règlement intérieurs doivent d'ailleurs être rendus publics (cf. loi Lagarde).

Ce double calcul va donner deux chiffres et c'est le plus favorable (on devrait dire le moins défavorable!) au débiteur qui sera appliqué.

J'ai examiné les 139 dossiers de recevabilité qui seront examinés à la prochaine commission où je siège. Dans 36 cas, c'est la quotité saisissable qui est prise en compte, car plus favorable, et il s'agit exclusivement de débiteurs sans personnes à charge, donc non concernés par le future mode de calcul de la quotité. Dans les 103 autres cas, c'est la différence entre ressources et charges qui est pris en compte, sans tenir compte de quelque quotité saisissable que ce soit.

Si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter. Je suis également preneur de témoignages et de jurisprudence (en patrticulier sur les refus d'ouvertures de procédures de rétablissement personnel par les tribunaux et sur le traitement des crédits de restructuration.)

Bernard LEFEBVRE, 21 décemb

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 16:58

Comment comprendre le présent et préparer l'avenir si on ne connaît pas le passé ?

 

Dans cet ouvrage d'un peu plus de 200 pages, d'une lecture aisée, Christian CHAVAGNEUX, rédacteur en chef-adjoint au mensuel "Alternatives Economiques", analyse quelques crises financières historiques : la spéculation sur les tulipes au 17e siècle en Hollande, la banque de Law en France au 18e siècle, la panique de 1907 aux USA et, bien entendu, la crise de 1929 et celle des subprimes tout récemment.

 

L'auteur explique ce qu'est une crise financière, analyse les causes de son déclenchement et détaille les réponses qui ont été apportées dans l'histoire pour tenter de s'en sortir.

 

Bien entendu, il propose une grille d'analyse et des amorces de solution : maîtriser les innovations, réguler les produits dérivés, mettre en place une gouvernance mondiale de la finance, surveiller les bulles financières, contrôler les banques, éradiquer les paradis fiscaux, etc...

 

En conclusion, il invite les dirigeants économiques et politiques à étudier l'Histoire. Ils s'apercevront alors que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets et que des solutions sont possibles à condition d'avoir la volonté politique de les mettre en oeuvre, comme l'avait fait, en partie, Roosevelt après la crise de 1929, mais la cupidité des hommes paraît sans limite.

 

Une brève histoire des crises financières - Des tulipes aux subprimes - Christian CHAVAGNEUX - Editions La Découverte. 16,50 €

 

Le 10 décembre 2011

 

Bernard LEFEBVRE.

 


 


 

 

 


 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:33

Vous aimez Venise, vous aimez Constantinople, vous aimez les voyages, vous aimez l'art, vous admirez Le Titien, alors vous aimerez "Le Turquetto" de Métin ARDITI.

 

Ce roman narre l'histoire d'un juif stambouliote qui, partant de très bas, mais sûr de son talent, va devenir la coqueluche des plus riches Vénitiens, grâce à son talent de peintre et aussi à son sens de la communication. Mais la Roche Tarpéienne est proche du Capitole...

 

On retrouve, dans ce livre, le foisonnement du bazar de Constantinople, mais aussi le mode de vie vénitien, ainsi que les rivalités inhérentes à La Sérénissime où l'Eglise comme la noblesse cherchaient à accroître leur influence.

 

Le Turquetto dont la vie privée et la vie artistique se mêlaient souvent, craignait en permanence que sa judéité ne fut découverte, lui qui peignait avec tant de talent les scènes des Evangiles (en y glissant parfois de discrètes allusions pas très catholiques...).

 

Plein de rythme, de couleurs, de créativité et de références historiques, cet ouvrage n'a pu être écrit que par un auteur qui, bien que résidant en Suisse, ne cache pas ses origines orientales, ni son métissage culturel.

 

A lire absolument.

 

Le Turquetto de Métin ARDITI - Editions Actes Sud - 19,50 €

 

Le 3 décembre 2011

 

Bernard LEFEBVRE.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:30

Monsieur le candiat et futur Président (?),

 

J'ai suivi avec attention les négociations entre l'appareil du PS et celui des Verts et je suis profondément déçu, voire écoeuré, face à la tournure qu'a pris ce débat.

 

Fort naïvement, je pensais qu'il s'agissait, pour de futurs gouvernants, de préparer l'avenir - de manière concrète et pragmatique - face aux défis que nous allons devoir relever : quelles énergies pour demain ? quelle place dans le monde pour la France et l'Europe ? comment nourrir l'Humanité ? comment arriver à l'éducation et à la Connaissance pour tous ?

 

Or, je constate que la discussion n'était pas là et qu'on était  plutôt dans la basse politique politicienne.

 

Comme Esaü avait abandonné son droit d'aînesse pour un plat de lentilles, Mme DUFLOT a échangé ses convictions anti-nucléaires contre une circonscription facile à gagner !

 

Comment, M. HOLLANDE, pouvez-vous faire confiance à de tels alliés, tout comme, d'ailleurs, à l'appareil de votre propre parti...

 

Je suis dégoûté des magouilles et regrette que le Politique se situe à ce niveau. J'ai l'impression que "Liberté, Egalité, Fraternité" passe après "tous à la soupe". Pour qui travaillent les politiques, pour eux-mêmes ou pour les citoyens ?

 

Vous bénéficiez encore de la confiance d'une grande partie des électeurs. S'il vous plaît, ne les décevez pas. Fixez votre cap, donnez les orientations de la politique que vous entendez mener, qu'elle plaise ou non aux ayatollahs verts.

 

Je ne suis pas sûr qu'une rupture avec l'état-major des Verts vous coûte plus de voix qu'un alignement sur leurs positions. Une telle rupture indiquerait en plus que, en dépit de ce qu'en disent vos adversaires, vous ne manquez pas de volonté et de courage.

 

On accuse souvent notre président actuel d'être le toutou de Mme MERKEL ; ne devenez pas celui de Mmes DUFLOT et JOLY.

 

Si les Verts ne disposent pas d'un groupe parlementaire dans la future Assemblée, personne, à part leurs dirigeants, n'en  pleurera. Par contre, si la droite repasse à cause du manque de courage des socialistes, on s'en mordra tous les doigts.

 

Avec mes respectueuses salutations.

 

Bernard LEFEBVRE (et beaucoup d'autres)

 

Le 26 novembre 2011

 

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