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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 12:35

Après le "manifeste des économistes atterrés", ces derniers récidivent et ont publié en mai 2011 un ouvrage intitulé: 20 ans d'aveuglement, l'Europe au bord du gouffre.

 

Plutôt que de vous faire un résumé partiel et partial, je préfère recopier la quatrième de couverture:

 

""Chères concitoyennes, chers concitoyens européens, les politiques que nous avons suivies depuis l'Union monétaire nous ont conduits au bord du gouffre. Aujourd'hui, le moment est venu de faire un grand pas en avant..."

 

Tel est le discours des dirigeants européens à leur peuple. Le Pacte de stabilité s'est révélé inapplicable et nocif. Mais le Pacte pour l'euro, qui lui succède, en aggrave la logique de répression salariale et budgétaire. La finance a provoqué la crise économique et l'explosion des dettes publiques, mais les gouvernements de la zone euro et la Commission veulent donner toujours plus de gages aux marchés. Comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, tous les pays européens doivent se ranger à une austérité brutale. Dans tous les pays ces politiques nourrissent nationalismes et xénophobie.

 

Les economistes atterrés, avec leur "Manifeste", ont montré que d'autres politiques sont possibles en Europe. Ils persistent et signent. Alors que l'Irlande illustre jusqu'à la caricature comment faire payer par le peuple les dérives des banques, l'Islande essaye avec un certain succès une autre voie. L'émission d'emprunts européens, de nouvelles ressources fiscales, la coordination des politiques économiques pour un autre développement, la réforme de la BCE, la restructuration des dettes publiques sont autant de pistes que les économistes atterrés mettent en débat.

 

L'Europe sera sociale, écologique et solidaire ou ne sera pas"

 

Bonne lecture et bons débats.

 

Editions LLL Les liens qui libèrent. 8,50 euros 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:47

Cet ouvrage a été publié il y a près d'un an mais reste de plus en plus d'actuualité. Les signataires, économistes d'origine et de fonctions variées, analysent les dettes et la crise en Europe. Ils pointent 10 "fausses évidences" et proposent au débat 22 mesures pour sortir de l'impasse.

 

Ce n'est pas un catéchisme, mais une proposition de débat. Qu'en pensent les canditats socialistes?

 

Faisse évidence n°1 : "les marchés financiers ont efficients"

 

Fausse évidence n°2: "les marchés financiers sont favorables à la croissance économique"

 

Fausse évidence n°3: "les marchés sont de bon juges de la solvabilité des Etats"

 

Fausse évidence n°4: "l'envolée des dettes publiques résulte d'un excès des dépenses"

 

Fausse évidence n°5: "il faut réduire les dépenses pour réduire la dette publique"

 

Fausse évidence n°6 "la dette publique reporte le prix de nos excès sur nos petits-enfants"

 

Fausse évidence n°7: "il faut rassurer les marchés financiers pour pouvoir financer la dette publique"

 

Fausse évidence n°8: "l'Union européenne défend le modèle social européen"

 

Fausse évidence n°9: "l'euro est un bouclier contre la crise"

 

Fausse évidence n°10: "la crise grecque a enfin permis d'avancer vers un gouvernement économique et une vraie solidarité européenne"

 

Je vous laisse le soin de lire les développements et prendre connaissance des propositions dans ce court ouvrage (60 pages).

 

Manifeste d'économistes atterrés, éditions LLL Les Liens qui Libèrent. 5,50 euros

 

4-9-2011 

Bernard Lefebvre

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:47

Lorsque l'on visite le château de Chavaniac-Lafayette (Haute-Loire), on passe nécessairement par le salon des philosophes. Dans cette pièce, sont affichées des citations relatives à l'Egalité entre les hommes et à l'Esclavage.

 

En voici quelques-unes, toujours d'actualité :

 

"Les progrès rapides qu'accomplit aujourd'hui la vraie science me font regretter d'être né si tôt.

On ne peut imaginer à quel point pourra être porté d'ici quelques mille ans le pouvoir de l'homme sur la matière. Si seulement la science morale pouvait être en aussi bonne voie de progrès, que l'homme cesse d'être un loup pour l'homme, et que l'être humain apprenne enfin la signification de ce qu'il appelle incorrectement aujourd'hui l'humanité".

Benjamin FRANKLIN.

 

"Mes amis, quoique je ne sois pas de la même couleur que vous, je vous ai toujours regardés comme mes frères.

La nature nous a formés pour avoir le même esprit, la même raison, les mêmes vertus que les blancs.

Je sais combien votre fidélité, votre probité, votre courage ont fait rougir vos maîtres".

Marquis de CONDORCET.

 

"Interrogez le plus vil manoeuvre couvert de haillons, nourri de pain noir, dormant sur la paille, dans une hutte entr'ouverte, demandez-lui s'il voulait être esclave, mieux nourri, mieux vêtu, mieux couché, non seulement il répondra en reculant d'horreur mais il en est à qui vous n'oseriez en faire la proposition.

Demandez ensuite à un esclave s'il désirerait être affranchi et vous verrez ce qu'il vous répondra.

Par cela seul, la question est décidée".

VOLTAIRE.

 

"Comme tous les hommes naissent égaux, il faut dire que l'esclavage est contre la nature".

"L'esclavage est aussi opposé au droit civil qu'au droit naturel. Quelle loi civile pourrait empêcher un esclave de fuir, lui qui n'est point dans la société et que, par conséquent, aucunes lois civiles ne concernent ?"

"De quelque sens qu'on envisage les choses, le droit d'esclavage est nul, non seulement parce qu'il est illégitime, mais parce qu'il est absurde et ne signifie rien. Ces mots esclavage et droit sont contradictoires ; ils s'excluent mutuellement".

MONTESQUIEU.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:29

Série de cartes postales anciennes de Venise (début XXe siècle) - charmantes aquarelles à voir en cliquant sur le lien cartes-postales-venise cartes-postales-venise

 

Ces cartes ont été écrites par (Mme ou Mlle)  M. de Montbrial à Pierre de Saint-Albin. Comme l'écriture n'est pas toujours très lisible, vous trouverez le texte ci-dessous.

 

3 novembre 1901 : "Toujours le même silence faites-moi savoir si moi aussi je dois m'abstenir car je ne comprends rien à votre mutisme persistant".

 

10 novembre 1901 : "Votre dernière carte m'a bien amusée. Jj'aurais voulu être à cette messe. J'espère vous entendre aux vacances du Jour de l'An. Tachez d'avoir plus d'assurance. Tout le monde travaille chez vous à vous faire de jolies cartes. Les miennes n'auront plus aucune valeur. Aimez-vous ce genre-ci ? On en fait de toute espèce, mais ce n'est pas toujours ce qu'il vous faudrait".

 

13 novembre 1901 : "Très bien tournée et tout à fait charmante votre carte d'aujourd'hui. Personne ne nous empêchera de continuer notre correspondance à laquelle je tiens autant que vous. Il me manque quelque chose lorsque je ne reçois pas votre carte le matin. Bons souvenirs".

 

14 novembre 1901 : "Reçu ce matin vos deux cartes. Il fait ici aussi un temps atroce. Avez-vous reçu hier deux cartes de moi ? Je suis surprise que vous soyez resté un jour sans rien recevoir. Ecrivez toujours".

 

21 novembre 1901 : "Très gentille votre carte du 20 reçue ce matin. Je n'osais me risquer craignant vous faire des ennuis. J'attends tous les matins de vos nouvelles";

 

6 décembre 1901 : "C'est un plaisir pour moi de vous écrire. Qu'avez-vous donc ? Vous avez l'air triste dans cette dernière carte du 5 et ennuyé que je vous écrive. Ne croyez pas que cela m'ennuie. Vous vous trompez je vous assure. Ce que je voudrais savoir c'est si vous recevez régulièrement mes cartes, deux fois je ne vous en ai pas envoyé à part cela tous les jours comme d'habitude".

 

17 janvier 1902 : "J'espère qu'ici vous allez pouvoir me répondre et remplacer ainsi celles que j'ai attendues en vain".

 

3 octobre 1902 : "J'apprends votre retour et j'espère que je vais enfin apprendre l'événement mystérieux. Votre cousine".

 

P.S. - Si quelqu'un connaît la suite de l'histoire, merci de la raconter.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 17:37

Mes cartes postales anciennes d'Erize-St-Dizier sont visibles en cliquant sur le lien erize erize

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:17

Pour voir ma collection de cartes postales, cliquez sur le lien suivant :

 Cartes-postales-Mangiennes Cartes-postales-Mangiennes

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 16:12

lors de sa publication en Italie, le dernier roman de Umberto ECO avait provoqué une polémique, en particulier avec le Vatican qui l'accusait d'une certaine complaisance avec l'antisémitisme ! C'est de bonne guerre, l'église catholique romaine n'est pas présentée dans cet ouvrage sous un angle très favorable...

Que raconte ce livre : sous une forme narrative particulière qui fait souvent penser à Eugène Sue, c'est l'histoire d'un faussaire de la 2e moitié du XIXe siècle qui déteste les jésuites, les juifs, les francs-maçons, les femmes, etc.

A dire vrai, il n'aime que l'argent. Il met ses talents, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, au service des capteurs d'héritage, mais aussi des services de police de France, Italie, Prusse, Russie et autres.

Dans ce roman, seul le héros est un personnage imaginaire, tous les autres protagonistes ont existé. On y retrouve les grands noms de l'indépendance italienne, Garibaldi et Mazzini. Mais il y a surtout des policiers, agents plus ou moins secrets, journalistes et écrivains, tous antisémites militants.

Le "héros" dont le grand-père a correspondu avec l'abbé Barruel, bien  connu dans certains milieux, opère avec des personnages qui ont marqué leur époque par leurs outrances ; en particulier, Edouard Drumont et Léo Taxil.

Ses talents de faussaire et son délire anti-judaïque étant bien établis, il est fait appel à lui pour rédiger des documents compromettants pour les juifs, dont, bien entendu, le fameux bordereau de l'affaire Dreyfus et les protocoles des Sages de Sion ! 

C'est de l'excellent Umberto ECO, moins ésotérique que le Pendule de Foucault, mais qui parlera à tous ceux qui s'intéressent aux théories du complot. C'est comme toujours parfaitement documenté et, comme les protagonistes agissent sous leurs vrais noms, on peut remonter aux sources assez facilement.

Ce n'est pas seulement un roman d'été, c'est un ouvrage qui analyse les mécanismes de la haine et les manipulations.

Citation : paroles d'un responsable des services secrets du Tsar, page 426, "la divine providence nous les a donnés (les juifs), utilisons-les et prions pour qu'il y ait toujours quelques juifs à craindre ou à haïr... L'identité nationale est la dernière ressource des déshérités. Or, le sentiments de l'identité se fonde sur la haine, sur la haine de ce qui n'est pas identique... Il faut toujours quelqu'un à haïr pour se sentir justifié dans sa propre misère". 

CQFD.

Bonne lecture.

10 juillet 2011

Bernard LEFEBVRE


 

 



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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 16:42

C'est un recueil de sept nouvelles, toutes situées à Venise mais dans des époques différentes. Hormis la denière, contemporaine, toutes sont basées sur des faits et des personnages réels.

La première raconte l'histoire de celui qui a réussi à dresser les deux colonnes de la Piazzeta, la seconde relate les aventures du sculpteur qui a réalisé la statue de Bartoloméo Coleoni, la suivante nous compte des viscissitudes du grand peintre Lotto, moqué en son temps. La quatrième nous narre l'hisoite de Veronica (ver unica putana). Ensuite, c'est d'une autre vénitienne mais tout à fait différente dont il est question: Elena Cornato Piscopia, la première femme au monde à avoir obtenu un diplôme universitaire. La sixième raconte l'aventure d'une nonne qui découvre le goùt du chocolat (et d'autres plaisirs) avec un diplomate français. La dernière, enfin nous plonge dans les mystères actuels de Venise et des Vénitiennes.

C'est très agéable à lire, avec juste ce qu'il faut de mystère et d'érotisme. Livre à lire si possible sur place (ce que j'ai eu la chance de faire). Il est vraiment dans l'esprit de la Sérénissime. A découvrir absolument.

Nouvelles vénitiennes, de Dominique Paravel, éditions Serge Safran.

 


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:32

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 11:44

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par bernardlefebvre.over-blog.com

Mardi 14 juin :

En avance à Saint-Exupéry. Départ de l'avion à 15 h 40 -  Arrivée une heure plus tard après survol de la lagune. 15 minutes de l'Aéroport à l'embarcadère (Compagnie ALILAGUNA, linea blu). Départ du bateau à 17 h 15 (25 € aller-retour).

Arrivée à Fondamenta Nuove à 18 heures.

A 18 h 15, Hôtel Bartolomeo au fond d'une impasse, hyper calme ! propre et très sympathique.

Allé à l'Arsenal par San Marco (sale du fait de touristes désinvoltes) et la Riva Degli Schiavoni, envahie par des vendeurs de maroquinerie de "marque". 

Pris un spritz (3,50 €) à Arsenal Bar après avoir salué les lions. Tour dans le quartier, découverte de ruelles inconnues et retour Campo de l'Arsenal pur manger chez "Da Paulo" en terrasse. Rapport qualité-prix vénitien !

Mercredi matin : Cannaregio à partir des itinéraires de Corto Maltese et des Itinéraires insolites du site Venise1.com, mais avec des détours. Pause dans les jardins de St-Alvize à l'ombre sur un banc. Calme hyper cool.

Et on continue dans le quartier par un café au comptoir Rio de la Misericordia (0,90 €).

Le papillon de Corto n'est plus visible, recouvert par des tags effacés depuis. Sic transit...

Visite extraordinaire de l'atelier de Roberto COMMIN, fabricant de marionnettes artisanales. Certes, il faut le trouver, mais en demandant aux voisins, on y arrive. Conversation chaleureuse en franco-angol-italo-vénitien. Je reviendrai... Passé par la Ca Loredan pour photographier la plaque d'Elena Cordaro Piscopia, première femme au monde à avoir obtenu un doctorat de philosophie.

Ensuite, les pieds en compote et l'heure avançant, allons-y. Eviter San Marco à ctte heure. Passé par Santa Maria Formosa et visite obligatoire à la librairie des Chats (voir photo) - Campiello Del Tintor sur la Calle Longa Santa Maria Formosa. Acheté Favola de Venezia (le chef d'oeuvre d'Hugo Pratt).

Direction Arsenal en passant par San Francesco de la Vigna pour voir le cloître et la Vierge de Bellini (20 centimes suffisent pour l'illuminer).

Salut aux lions, puis se poser (enfin !) via Garibaldi pour se restaurer.

Seiches à la vénitienne et polenta. Super.

Je vais avoir besoin d'une petite sieste : j'espère qu'un banc sera libre à San Pietro ! Bien sûr, 6 bancs sur 7 sont libres. Sur le campo San Pietro, 2 touristes silencieux et moi. La zénitude absolue ! On entend quand même le chant des oiseaux, quelques clapotis et parfois le moteur d'un bateau. Le palais qui était en ruine au pied du pont est en cours de rénovation. Bienheureux propriétaires !

Après le repos, je reprends la route direction Zanipolo, en passant encore par l'Arsenal et San Francesco. En cet après-midi, mieux vaut éviter la Riva Degli Sciavoni et les alentours de San Marco. Rafraîchissement sur le campo Zanipolo (la bière est bien chère). Colleoni paraît toujours aussi fier. Bien sûr, énième visite de l'église (l'Adoration des bergers de Véronèse à voir absolument ne serait-ce que pour le boeuf et l'âne).

Le graffiti au pied de la porte de l'Hôpital est toujours là, malgré une totale absence de protection.

Maintenant, promenade en zig-zag pour aller visiter le Musée Corto Maltese. Que les fanatiques s'y précipitent. J'avais un guide parlant anglo-italien pour moi tout seul. 

Passé le Rialto, puis par des chemins détournés, puis vu la façade des Frari à 17 h 45 (dernière visite à 17 h 30). Le café des Frari était fermé, j'espère que ce n'était pas définitif.

Rafraîchissement sur le campo San Margarita très animé surtout par les étudiants. Un moineau est venu me voler une chips sur la table, vraiment pas sauvages les oiseaux autochtones. N.B. : le demi de bière est moins cher qu'à Zanipolo.

Sur le trajet, j'ai rencontré 2 touristes français qui cherchaient leur chemin. Je leur ai indiqué, mais quand je leur ai dit qu'ici tous les chemins mènent partout, ils ne semblaient pas avoir bien compris.

Un conseil : ici, la bière et l'apéro sont toujours servis avec des chips, n'abusez pas de ces derniers car vous aurez encore plus soif.

Petite remarque en passant : la première fois que je suis venu à Venise, c'était il y a environ 20 ans. Depuis, il y a des changements dans le fonctionnement touristique. Certes, les hordes sont toujours à touche-touche sur l'autoroute Piazzale Roma, Santa Lucia, Rialto, San Marco. De même, la Riva Degli Sciavoni est incirculable, mais maintenant il y a aussi des touristes (moins voyants, moins bruyants, moins pressés) dans les quartiers périphériques. Soyons égoïstes, gardons nos petits coins sympas, sinon pour nous, au moins pour ceux qui le méritent.

C'est en ce moment la Biennale de l'Art Contemporain. Entre l'Arsenal et les giardini, on ne sait plus si le linge qui pend sont des vêtements qui sèchent ou une oeuvre d'art !

Après mûre réflexion, j'abandonne le programme prévu : je ne ferai pas les photos des chapiteaux de la Piazetta, ce sera pour octobre.

Je ne m'étais pas rendu compte, mais 2 jours c'est court et Venise fatigue vite les vieux...

Après une bonne marche, visite traditionnelle au Bovolo en ayant soin de fermer les yeux pour traverser le campo Manin (quand je pense qu'en France je passe mon temps à m'emporter après la Caisse d'Epargne !).

Il est 19 h 30, j'ai faim et je vais jusqu'au Olandese Volante, pas pour la qualité du repas (correct, sans plus), ni pour le prix (correct, sans plus), mais pour le nom. Comme je ne suis pas Corto Maltese, je me rattrape comme je peux. Ce restaurant est maintenant tenu par des asiatiques.

On ne mange pas pour plus cher à Venise qu'à Clermont en cherchant un peu.

En dînant, je feuillette un journal d'annonces immobilières. Question : qui veut bien me sponsoriser ?

Jeudi :

Tour du marché dans le quartier du Rialto. Comme quoi, il faut toujours lever les yeux à Venise : parmi les fresques anciennes du plafond de la colonnade après le pont à gauche, 2 sont fort symboliques : une main tenant une équerre, une autre un compas.

Direction les Frari pour y être à l'ouverture de l'église à 9 heures. La Madone de Ca Pesaro et son personnage qui vous suit du regard sont toujours là, comme l'Assomption, comme le tombeau de Canova, etc.

Exposition d'art moderne dans le cloître, je n'irai pas.

Surprise en sortant : le coin qui était si calme à mon arrivée s'est bien rempli. Je vais me poser sur les marches de San Rocco sous la surveillance du Petit Eléphant.

Direction La Salute et La Punta Della Dogana en passant par San Trovaso, puis le campo San Vio face au Grand Canal pour une petite pause. Le banc face au Canal est occupé par des aquarellistes, mais je trouve quand même une place sur le campo. Lieu de pause à vivement recommander si on supporte le bruit vénitien des bateaux sur le Grand Canal.

Passé devant l'atelier de Saverio PASTOR, le fabricant de forcole, fondamenta Della Fornace, malheureusement fermé pour congés.

Je marche lentement jusqu'à La Salute et la Punta Della Dogana. Méditation et émotion.

Retour côté Grand Canal  car il y a trop de soleil sur les Zattere. Pause assis sur les marches de Santa Maria della Salute où j'ai fait une grille de mots croisés à garder en souvenir.

Un petit tour sur les Zattere quand même, mais il fait trop chaud. Je prends à droite au hasard et je me perds (je l'ai à peine fait exprès). 

Zone peu touristique, j'ai faim et les pieds en marmelade et je rentre dans un restaurant. Menu uniquement en italien et je commande un plat au nom inconnu, on verra bien. Il faudra quand même que je me décide à apprendre l'italien.

En sortant, je m'aperçois que j'étais tout simplement calle Lunga de San Barnaba. J'ai bien mangé. J'ai parlé avec des Français qui arrivaient en voilier depuis la Corse. Mes pieds sont toujours dans le même état et je décide d'aller faire une petite sieste dans les Giardini Papadopoli.

Les nombreux tours et détours pour y arriver ont aggravé mon état. Petite pause quand même, puis retour à l'hôtel par le chemin le plus court. Après un petit repos, long périple Santa Maria Formosa, Zanipolo, etc, jusqu'aux Fondamente Nuove pour adminer la lagune. Superbe !

Pris un pot face à la Chiesa del Gesuiti. Promenade dans le quartier où a vécu Le Titien et retour vers le Rialto. Trop de monde, comme d'habitude.

Repas sur le pouce et préparation du retour.

Vendredi :

Arrêt dans les Giardini Reali avant de prendre le bateau pour l'aéroport Marco Polo. 

Fin de l'épisode estival...

 


 


 

 

 


 

 

 

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