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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 11:16

Voilà du concret! Sabine Esponda nous narre son combat pour sortir son frère du surendettement. Après avoir expliqué comment il en est arrivé là, avec l'aide particulièrement efficace de certains "banquiers"!, elle décrit dans un style alerte son combat pour le sortir de cette situation. Une pugnacité constante, un optimisme positif, une volonté de comprendre les mécanismes du crédit et les arcanes de la Loi lui ont permis de réussir.

C'est un livre de dénonciation des dérives du crédit mais c'est surtout un véhicule d'espoir: dans la difficulté, ne pas faire l'autruche mais se battre. Pas seul, c'est trop difficile, mais un s'appuyant sur les autres, en particulier s'ils ont connu la même galère.

Elle nous montre aussi, s'il en était besoin, que le surendettement n'est pas une maladie honteuse et qu'en parler c'est faire le premier pas -souvent le plus difficile- vers une solution.

Je recommande cette lecture à tous ceux qui ont eu directement ou indirectement à souffrir du surendettement, à tout ceux dont le métier (salarié ou bénévole) consiste à aider ceux qui y ont plongé, mais aussi aux banquiers et distributeurs de crédits à la consommation qui se rendront peut être compte où mènent certaines de leurs pratiques.

Surendetté, par Sabine Esponda, Editions Eyrolles, 14.90 Euros.

B. L., le 29 mai 2012

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:14

J'ai attendu la fin de l'élection présidentielle avant de publier cette note de lecture relative au dernier ouvrage de Michel ROCARD.

L'auteur, avec clarté et précision, présente son analyse de la crise qui n'est pas seulement financière, ni européenne, mais globale et mondiale. Il nous fait ensuite un peu d'histoire économique, depuis la naissance du capitalisme jusqu'à l'instabilité structurelle actuelle de ce dernier.

Il nous explique les causes de la crise financière et économique en cours, la place de la France dans ce maëlstrom face à la finance mondiale.

Michel ROCARD tente ensuite de définir ce que pourrait être le monde de demain en insistant sur le lien entre croissance et énergie. A ce sujet, il défend la production nucléaire d'électricité avec, il faut bien l'avouer, des arguments pertinents.

Face à la dette de l'Etat, il propose des pistes pour réformer ce dernier sans dépenser plus et sans mettre à mal les services publics, ni hypothéquer l'avenir. Michel ROCARD, avec des arguments d'ordre économique, s'avère partisan d'une diminution du temps de travail : travailler moins pour travailler tous.

Il trace aussi le chemin vers une autre société. En bref, il ouvre des portes pour mettre la France debout.

Un livre dont il faut débattre, on peut ne pas être d'accord avec tout, mais qui nous change des slogans souvent simplistes de la dernière campagne électorale.

Le 13 mai 2012

Bernard LEFEBVRE

 


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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:03

Conte initiatique à lire et à faire lire aux enfants (et aux plus grands).

C'est l'histoire d'un goéland bien singulier puisqu'il vole, non pas pour aller chercher sa pitance sur les bâteaux des pêcheurs, mais pour le plaisir de voler, toujours plus haut, toujours plus vite, en allant chercher au fond de lui même les capacités pour réussir.

Bien entendu, cette attitude ne plait ni à ses parents, ni à ses congénaires qui lui reprochent fortement de ne pas respecter les traditions et les dogmes.

Mais il veut rester libre et est chassé du clan. Il poursuit alors seul sa quête et trouve des amis qui, comme lui, veulent vivre en goélands libres.

Il rencontrera un Maître (pas un gourou!) qui l'appuiera dans se recherche et lui transmettra son savoir. Plus tard, c'est Jonathan lui même qui aura des élèves et la chaîne de transmission du savoir et du goût de la liberté ne sera pas interrompue.

Petit livre à lire dans toutes les écoles!

Le message de l'auteur pourait être "Exigez la Liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être".

Un beau cadeau pour nos enfants et petits-enfants.

 

Un livre de Richard BACH, Collection j'Ai Lu.

 

23/12/2011 Bernard Lefebvre

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:33

Vous aimez Venise, vous aimez Constantinople, vous aimez les voyages, vous aimez l'art, vous admirez Le Titien, alors vous aimerez "Le Turquetto" de Métin ARDITI.

 

Ce roman narre l'histoire d'un juif stambouliote qui, partant de très bas, mais sûr de son talent, va devenir la coqueluche des plus riches Vénitiens, grâce à son talent de peintre et aussi à son sens de la communication. Mais la Roche Tarpéienne est proche du Capitole...

 

On retrouve, dans ce livre, le foisonnement du bazar de Constantinople, mais aussi le mode de vie vénitien, ainsi que les rivalités inhérentes à La Sérénissime où l'Eglise comme la noblesse cherchaient à accroître leur influence.

 

Le Turquetto dont la vie privée et la vie artistique se mêlaient souvent, craignait en permanence que sa judéité ne fut découverte, lui qui peignait avec tant de talent les scènes des Evangiles (en y glissant parfois de discrètes allusions pas très catholiques...).

 

Plein de rythme, de couleurs, de créativité et de références historiques, cet ouvrage n'a pu être écrit que par un auteur qui, bien que résidant en Suisse, ne cache pas ses origines orientales, ni son métissage culturel.

 

A lire absolument.

 

Le Turquetto de Métin ARDITI - Editions Actes Sud - 19,50 €

 

Le 3 décembre 2011

 

Bernard LEFEBVRE.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:47

Lorsque l'on visite le château de Chavaniac-Lafayette (Haute-Loire), on passe nécessairement par le salon des philosophes. Dans cette pièce, sont affichées des citations relatives à l'Egalité entre les hommes et à l'Esclavage.

 

En voici quelques-unes, toujours d'actualité :

 

"Les progrès rapides qu'accomplit aujourd'hui la vraie science me font regretter d'être né si tôt.

On ne peut imaginer à quel point pourra être porté d'ici quelques mille ans le pouvoir de l'homme sur la matière. Si seulement la science morale pouvait être en aussi bonne voie de progrès, que l'homme cesse d'être un loup pour l'homme, et que l'être humain apprenne enfin la signification de ce qu'il appelle incorrectement aujourd'hui l'humanité".

Benjamin FRANKLIN.

 

"Mes amis, quoique je ne sois pas de la même couleur que vous, je vous ai toujours regardés comme mes frères.

La nature nous a formés pour avoir le même esprit, la même raison, les mêmes vertus que les blancs.

Je sais combien votre fidélité, votre probité, votre courage ont fait rougir vos maîtres".

Marquis de CONDORCET.

 

"Interrogez le plus vil manoeuvre couvert de haillons, nourri de pain noir, dormant sur la paille, dans une hutte entr'ouverte, demandez-lui s'il voulait être esclave, mieux nourri, mieux vêtu, mieux couché, non seulement il répondra en reculant d'horreur mais il en est à qui vous n'oseriez en faire la proposition.

Demandez ensuite à un esclave s'il désirerait être affranchi et vous verrez ce qu'il vous répondra.

Par cela seul, la question est décidée".

VOLTAIRE.

 

"Comme tous les hommes naissent égaux, il faut dire que l'esclavage est contre la nature".

"L'esclavage est aussi opposé au droit civil qu'au droit naturel. Quelle loi civile pourrait empêcher un esclave de fuir, lui qui n'est point dans la société et que, par conséquent, aucunes lois civiles ne concernent ?"

"De quelque sens qu'on envisage les choses, le droit d'esclavage est nul, non seulement parce qu'il est illégitime, mais parce qu'il est absurde et ne signifie rien. Ces mots esclavage et droit sont contradictoires ; ils s'excluent mutuellement".

MONTESQUIEU.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 16:12

lors de sa publication en Italie, le dernier roman de Umberto ECO avait provoqué une polémique, en particulier avec le Vatican qui l'accusait d'une certaine complaisance avec l'antisémitisme ! C'est de bonne guerre, l'église catholique romaine n'est pas présentée dans cet ouvrage sous un angle très favorable...

Que raconte ce livre : sous une forme narrative particulière qui fait souvent penser à Eugène Sue, c'est l'histoire d'un faussaire de la 2e moitié du XIXe siècle qui déteste les jésuites, les juifs, les francs-maçons, les femmes, etc.

A dire vrai, il n'aime que l'argent. Il met ses talents, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, au service des capteurs d'héritage, mais aussi des services de police de France, Italie, Prusse, Russie et autres.

Dans ce roman, seul le héros est un personnage imaginaire, tous les autres protagonistes ont existé. On y retrouve les grands noms de l'indépendance italienne, Garibaldi et Mazzini. Mais il y a surtout des policiers, agents plus ou moins secrets, journalistes et écrivains, tous antisémites militants.

Le "héros" dont le grand-père a correspondu avec l'abbé Barruel, bien  connu dans certains milieux, opère avec des personnages qui ont marqué leur époque par leurs outrances ; en particulier, Edouard Drumont et Léo Taxil.

Ses talents de faussaire et son délire anti-judaïque étant bien établis, il est fait appel à lui pour rédiger des documents compromettants pour les juifs, dont, bien entendu, le fameux bordereau de l'affaire Dreyfus et les protocoles des Sages de Sion ! 

C'est de l'excellent Umberto ECO, moins ésotérique que le Pendule de Foucault, mais qui parlera à tous ceux qui s'intéressent aux théories du complot. C'est comme toujours parfaitement documenté et, comme les protagonistes agissent sous leurs vrais noms, on peut remonter aux sources assez facilement.

Ce n'est pas seulement un roman d'été, c'est un ouvrage qui analyse les mécanismes de la haine et les manipulations.

Citation : paroles d'un responsable des services secrets du Tsar, page 426, "la divine providence nous les a donnés (les juifs), utilisons-les et prions pour qu'il y ait toujours quelques juifs à craindre ou à haïr... L'identité nationale est la dernière ressource des déshérités. Or, le sentiments de l'identité se fonde sur la haine, sur la haine de ce qui n'est pas identique... Il faut toujours quelqu'un à haïr pour se sentir justifié dans sa propre misère". 

CQFD.

Bonne lecture.

10 juillet 2011

Bernard LEFEBVRE


 

 



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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 16:42

C'est un recueil de sept nouvelles, toutes situées à Venise mais dans des époques différentes. Hormis la denière, contemporaine, toutes sont basées sur des faits et des personnages réels.

La première raconte l'histoire de celui qui a réussi à dresser les deux colonnes de la Piazzeta, la seconde relate les aventures du sculpteur qui a réalisé la statue de Bartoloméo Coleoni, la suivante nous compte des viscissitudes du grand peintre Lotto, moqué en son temps. La quatrième nous narre l'hisoite de Veronica (ver unica putana). Ensuite, c'est d'une autre vénitienne mais tout à fait différente dont il est question: Elena Cornato Piscopia, la première femme au monde à avoir obtenu un diplôme universitaire. La sixième raconte l'aventure d'une nonne qui découvre le goùt du chocolat (et d'autres plaisirs) avec un diplomate français. La dernière, enfin nous plonge dans les mystères actuels de Venise et des Vénitiennes.

C'est très agéable à lire, avec juste ce qu'il faut de mystère et d'érotisme. Livre à lire si possible sur place (ce que j'ai eu la chance de faire). Il est vraiment dans l'esprit de la Sérénissime. A découvrir absolument.

Nouvelles vénitiennes, de Dominique Paravel, éditions Serge Safran.

 


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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:44

            Le personnage de Philippe SOLLERS me hérisse parfois par sa suffisance et son narcissisme. J’avais, de ce fait, longuement hésité avant d’acheter son « Dictionnaire Amoureux de Venise ». Je savais, certes, que ce brillant écrivain aimait, connaissait et comprenait Venise. A la lecture de son Dictionnaire, il m’est évident que son imprégnation va bien au-delà.

 

J’y ai retrouvé des phrases que j’aurais aimé écrire si j’en avais eu le talent. Je relève, en particulier, les trois lieux essentiels à mes yeux.

 

Page 66 : «J’aime toucher, en passant, les deux lions grecs ramenés d’Athènes par le grand héros de Venise, Francesco Morosini, après la reconquête de la Morée en 1687 ». Moi aussi. Lorsque j’arrive à Venise, je commence par aller saluer ces deux lions qui gardent l’entrée de l’Arsenal.

 

Page 202 : « Pour certains, le centre du monde est le Parthénon, pour d’autres le Mur des Lamentations ou les Pyramides, à moins qu’on ne situe la chose essentielle au Vatican, à La Mecque, dans la Cité interdite, ou encore, de façon plus modestement délirante (Dali), sur l’emplacement de la Gare de Perpignan. Pour moi, comme pour d’autres, c’est la pointe de la Dogana, la Douane de mer, petit triangle tout au bout du Dorsoduro ». C’est évident ! Cet emplacement, c’est une porte ouverte, la porte entre l’Occident et l’Orient, l’ouverture vers l’inconnu, la porte vers le rêve. C’est aussi de là d’où on jouit du plus fantastique panorama du monde. Je reviendrai.

 

Page 213 : Santa Maria Gloriosa dei Frari. J’entre et je sais que le cœur glorieux de la Sérénissime est là. L’Assomption rouge du Titien, au-dessus du maître autel, me le dit d’emblée ». Je vous laisse le soin de lire la suite dans le livre.

 

Merci Monsieur SOLLERS.

 

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