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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:30

Monsieur le candiat et futur Président (?),

 

J'ai suivi avec attention les négociations entre l'appareil du PS et celui des Verts et je suis profondément déçu, voire écoeuré, face à la tournure qu'a pris ce débat.

 

Fort naïvement, je pensais qu'il s'agissait, pour de futurs gouvernants, de préparer l'avenir - de manière concrète et pragmatique - face aux défis que nous allons devoir relever : quelles énergies pour demain ? quelle place dans le monde pour la France et l'Europe ? comment nourrir l'Humanité ? comment arriver à l'éducation et à la Connaissance pour tous ?

 

Or, je constate que la discussion n'était pas là et qu'on était  plutôt dans la basse politique politicienne.

 

Comme Esaü avait abandonné son droit d'aînesse pour un plat de lentilles, Mme DUFLOT a échangé ses convictions anti-nucléaires contre une circonscription facile à gagner !

 

Comment, M. HOLLANDE, pouvez-vous faire confiance à de tels alliés, tout comme, d'ailleurs, à l'appareil de votre propre parti...

 

Je suis dégoûté des magouilles et regrette que le Politique se situe à ce niveau. J'ai l'impression que "Liberté, Egalité, Fraternité" passe après "tous à la soupe". Pour qui travaillent les politiques, pour eux-mêmes ou pour les citoyens ?

 

Vous bénéficiez encore de la confiance d'une grande partie des électeurs. S'il vous plaît, ne les décevez pas. Fixez votre cap, donnez les orientations de la politique que vous entendez mener, qu'elle plaise ou non aux ayatollahs verts.

 

Je ne suis pas sûr qu'une rupture avec l'état-major des Verts vous coûte plus de voix qu'un alignement sur leurs positions. Une telle rupture indiquerait en plus que, en dépit de ce qu'en disent vos adversaires, vous ne manquez pas de volonté et de courage.

 

On accuse souvent notre président actuel d'être le toutou de Mme MERKEL ; ne devenez pas celui de Mmes DUFLOT et JOLY.

 

Si les Verts ne disposent pas d'un groupe parlementaire dans la future Assemblée, personne, à part leurs dirigeants, n'en  pleurera. Par contre, si la droite repasse à cause du manque de courage des socialistes, on s'en mordra tous les doigts.

 

Avec mes respectueuses salutations.

 

Bernard LEFEBVRE (et beaucoup d'autres)

 

Le 26 novembre 2011

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 14:08

REVOLUTIONNER LE DROIT DE VOTE 

 

L’article L-2 du Code électoral stipule que « sont électeurs les Français et Françaises âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques et n’étant en aucun cas d’incapacité prévu pat la Loi. »

 

Depuis de nombreuses années, des voix venant de divers horizons, mais plutôt de gauche, se font entendre pour élargir le droit de vote, au moins pour les élections locales, aux étrangers vivant en France. Cela à été fait pour certains scrutins en faveur des ressortissants des états de l’Union Européenne ayant la qualité de résident.

 

La revendication est certes légitime mais va-t-elle assez loin ?

 

Dans notre système de démocratie représentative, une élection sert à désigner les personnes qui vont légiférer ou décider au nom du Peuple Souverain.  A quoi servent ces élus ? : à définir la politique du Pays, chacun dans son domaine de compétence tel que précisé par la constitution, le rôle du Président de la République étant défini par l’article 5.

 

Les parlementaires votent les lois et en particulier la loi de finances (le budget) qui est la traduction concrète des choix politiques du Pays : le montant et la nature des recettes et des dépenses.

 

Les élus territoriaux définissent les politiques locales et leurs décisions ont une incidence notable  et concrète sur la vie quotidienne de leurs administrés.

 

Qui bénéficie ou pâtit des politiques ainsi définies et mises en œuvre ? : tous celles et ceux qui vivent en France, quelle que soit leur nationalité. Ils paient les impôts nationaux (impôt du le revenu, TVA, CSG,  taxes et accises diverses et variées, etc.) et locaux (en particulier la taxe d’habitation) définis par le législateur ou la collectivité territoriale et ils bénéficient des dépenses d’investissement et de fonctionnement ainsi que des transferts sociaux.

 

Seuls certains habitants ont le droit de choisir ceux et celles dont les décisions vont avoir une incidence sur leur vie : les Français.

 

Par contre, des personnes qui ne sont pas ou sont peu concernés par les décisions des élus votent quand même : les Français résidant à l’étranger ! Il me choque de penser qu’un individu de nationalité Française qui a fui en Suisse pour ne pas participer à l’effort collectif puisse élire un député qui va voter des impôts que cet émigré ne paiera pas !

 

Alors, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la logique du droit du sol et réécrire l’article L-2 : « sont électeurs les personnes dont le domicile fiscal est situé en France, …(le reste sans changement ». Bien entendu, on peut admettre des exceptions, en particulier pour les fonctionnaires en poste (ambassades, etc.) et les salariés détachés momentanément par leur entreprise.

 

Des réactions ?

 

B. L. 24-09-2010

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 14:08

J'ai reçu quelques commentaires très enrichissants et je vous les livre avec les réflexions qu'ils m'inspirent:

 

Un ami m'a adressé par courriel le texte suivant:

 

"au sujet de l'article cité sur ton blog, l'idée développée est saine , mais si elle n'est pas internationalement reproduite par l'ensemble des Etats de la planète elle restera lettre morte. N'oublions pas que nous aussi "Etat Français" empruntons sur les marchés mondiaux et que ces prêts sont consentis en fonctions de critères de solvabilité plus que libéraux même dans les pays les plus orthodoxes ( Chine par ex..), et malheureusement les banques privées n'aiment pas ce qui est rigidifié et structuré par les Etats.Question : un tel dispositif ne risque t'il pas de relancer les paradis fiscaux au service des Etats?"

 

Ma réponse:

Merci de ta contribution, qui m’a montré que j’avais un peu trop condensé mon propos.

 

Il est vrai que placer les banques sous le contrôle de l’état dans un seul pays serait totalement inopérant. C’est pour cela que j’avais limité ma proposition aux seules banques de dépôts, après les avoir délesté de leurs activités de marché. Il serait absurde de nationaliser des banques d’affaires ou des banques de marché qui, par nature, sont transnationales.

 

Pour ce qui est des emprunts sur les marchés mondiaux, ils représentent actuellement un peu plus de moitié de la dette de l’Etat stricto-sensu, le reste étant entre les mains d’épargnants Français, surtout dans le cadre de l’assurance vie (quelle magnifique niche fiscale !). Pour ce qui détenu par des non-résidents, une partie l’est par des Etats et Banques Centrales asiatiques (Chine en particulier) dans le cadre de la transformation d’une partie de leur réserve de dollars en euros. Les arbitrages sont fais sur des bases économiques (différentiel de taux et évolution des cours du change) mais aussi pour des raisons stratégiques. L’autre partie de la dette est détenue par des épargnants, surtout par l’intermédiaire de fonds de pension. Ces derniers ne d’intéressent qu’à la rentabilité de leurs placements et se soucient fort peu d’idéologie pourvu que « ca rapporte ».

 

Il ne saurait être question de proposer de nationaliser les banques de marché et banques d’affaires, ce ne serait que pure démagogie. Par contre, il conviendrait de les contrôler. Et là, le contrôle ne saurait être que mondial bien entendu. J’avais cru comprendre, au plus fort de la crise, que certains dirigeants (Obama, Sarkozy,)  avaient des velléités en la matière. J’ai dû rêver.



Un ami m'a fait remarquer, à juste titre, que l'horizon des hommes politiques était trop souvent limité à la prochaine échéance électorale, ce qui est peu compatible avec une vision à long terme. Et il suggère donc que le contrôle des banques soit confiés à une autorité indépendante, et pourquoi pas sous l'auspice d'une banque centrale. Idée à creuser.



Pour répondre aux questionnements d'Alban (voir rubrique commentaires après l'article d'origine), quelques éléments:



Pour ce qui est du coût d'une nationalisation. D'abord, il n'est pas nécessaire de nationaliser les banques coopératives ou mutualistes (Ct Agricole, Ct Mutuel, Banque Populaire, Caisse d'Epargne, etc), il suffit de renforcer les textes qui les régissent et d'imposer la présence de représentants de la puissance publique, avec droit de véto, dans leurs conseils d'administration. Si, on retire leurs filiales (LCL, CIC,etc.) et les banques étrangères, il ne doit rester à nationaliser que la BNP et la Sté Générale. Le coût serait certes élevé (aujourd'hui la BNP vaut environ 60 milliards d'euros et la Sté Générale la moitié. Mais comme je le proposais, il conviendrait ne ne passer sous contrôle public que la partie banque de dépôts (ou banque de détail). Il faudrait donc céder  les activités banque de marché et les filiales étrangères. On pourrait également rétrocéder une partie du capital de certaines filiales (assurances, crédit conso, etc.). Tout celà diminurait le coût.



Pour ce qui est du blocage par les institutions européeennes, il ne devrait pas y avoir de difficulté juridique. Je crois que les différents traités ne parlent pas de la propriété du capital. Par contre, il faudrait respecter -sauf à révolutionner l'Europe libérale- le règle de la "concurrence libre et non faussée". Celà signifie que, après avoir nationalisé BNP et SG, le gouvernement ne pourrait pas interdire la création de nouvelles banques ni empêcher des établissements étrangers de s'implanter. Ca poserait de sérieux problèmes quant à l'efficacité de la mesure mais rien n'est insurmontable.



Au sujet du réseau mondial nécessaire aux banques pour accompagner leurs gros clients, le risque existe. Mais, au lieu de créer des monstres financiers transnationaux, ne serait il pas possible d'aller plutôt vers des accords de coopération non capitalistiques entre banques?



Toute contribution, positive ou négative, sera chaleureusement acceuillie.



Que les représentants des partis politiques n'hésitent pas à faire des propositions!



24/08/2010 B.L.

 

PS, je ne suis pas un artiste de la frappe alors excusez moi pour les fautes qui subsistent.

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 17:02

Dans son dernier ouvrage, "Le triomphe de la cupidité", le prix Nobel d'économie, Joseph E. STIGLITZ, présente une analyse pertinente de la crise financière actuelle. Il met particulièrement en cause le "fondamentalisme du marché" et le "mythe pervers de l'autorégulation".

 

Il propose des pistes pour en sortir, autrement plus radicales que ce que les gouvernements ont mis en oeuvre. En particulier, il prône une re-régulation des activités financières et un renforcement du rôle des états.

 

Ses propositions sont pertinentes, mais vont-elles assez loin ?

 

La finance domine de plus en plus l'économie, mais l'objectif des détenteurs de capitaux et de ceux qui les gèrent sont-ils compatibles avec  l'intérêt général ?

 

En préambule, il convient de rappeler ce que devrait être une banque de dépôt. C'est d'ailleurs ce qu'elle était depuis que Roosevelt, après la crise de 1929, avait séparé banque de dépôt et banque d'affaires. Mais la dérégulation Reagan/Thatcher est passée par là.

 

Le rôle d'une banque est de fournir des moyens de paiement aux agents économiques (ménages, entreprises, états, collectivités locales, etc), de les aider à gérer leur épargne et de leur octroyer des prêts.

 

La dérégulation a tout changé. En abolissant les frontières entre banque de dépôt et banque d'affaires, elle a amené les premières à exercer des métiers qui n'étaient pas les leurs. Cette déréglementation, qui a fait l'objet d'une pensée  presque-unique dans le milieu politico-médiatico-financier, a fait tâche d'huile dans le monde entier.

 

C'est ainsi que l'on a pu voir notre Ecureuil aller jouer ses noisettes (et même ses futures et aléatoires récoltes) sur des marchés hyper-spéculatifs.

 

La spéculation est certes inhérente à l'économie de marché. Elle permet d'anticiper sur des variations futures du prix de certains actifs (monnaies, dettes, matières premières, produits agricoles, actions, etc). Mais, est-ce bien le rôle d'une banque de dépôt d'intervenir sur ces marchés ? Ma réponse est clairement NON ! A chacun son métier.

 

L'invention de produits financiers de plus en plus sophistiqués (on se demande si leurs créateurs les comprennent eux-mêmes...) ont permis aux banques d'avoir l'illusion qu'elles tranféraient leurs risques à d'autres. C'est cet aveuglement qui a poussé les banques, américaines en particulier, à prêter à tour de bras à des ménages non solvables.

 

Mais ce transfert de risques (titrisation) se faisait vers qui ? Tout simplement, vers d'autres banques ou les épargnants clients de ces dernières. Comme toutes les banques font la même chose, chacune transférait ses risques à d'autres, mais assumait les risques transférés par ses consoeurs !

 

Toutes étaient, bien entendu, incapables de mesurer les risques pris puisque ce n'était pas elles-mêmes qui avaient monté les dossiers de prêt !

 

Ont-elles compris la leçon ?

 

Là encore, la réponse est clairement NON. Tout continue comme avant avec la bénédiction des gouvernements. Il est vrai que le lobby de la finance est puissant et que les "conseillers" des ministres savent que leur fonction actuelle est éphémère et qu'il convient de ne pas mordre la main qui, plus tard, peut-être, les nourrira...

 

Quelles solutions ?

 

Outre la remise en place d'une régulation, si possible au niveau international, sous le contrôle des états, il faut peut-être aller plus loin.

 

Les actionnaires des banques veulent des profits à court terme, les dirigeants aussi, puisque leurs bonus sont indexés sur ces derniers. L'économie, quant à elle, a besoin d'une vision à long terme, surtout s'il s'agit d'investissements.

 

Alors, pourquoi pas, en France au moins, procéder à la nationalisation du secteur bancaire ?

 

Attention, il ne s'agit pas de faire comme en  1981, c'est-à-dire remplacer le capital privé par le capital public et laisser faire les dirigeants à leur guise. On a vu ce que cela a donné avec le Crédit Lyonnais !

 

Il s'agit, pour la Nation, de prendre le contrôle des banques et de les remettre dans le droit chemin, c'est-à-dire les cantonner dans leurs fonctions traditionnelles (moyens de paiement, gestion de l'épargne, prêts) au service de l'économie et de l'intérêt général;

 

Bien entendu, cela nécessite de changer la mentalité des dirigeants et de ceux qui contrôlent leurs actes. Pour cela, il conviendra de revoir le mode de recrutement des cadres dirigeants. Le fait d'être Inspecteur des Finances n'est pas une référence en  soi...

 

Cela nécessite aussi de se séparer des activités qui n'ont pas de rapport avec la mission (spéculation pour compte propre, par exemple).

 

Il va y avoir des élections en 2012. Il serait bon que l'opposition actuelle et, en particulier, le Parti Socialiste, se penche sur la question dès maintenant pour soumettre ses propositions au Peuple souverain.

 

Merci de participer au débat.

 

 

 

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